C'était la 25e édition d'Art Rock. Un premier bilan ?
Cette édition est l'une des plus belles, la mieux fréquentée : nous avons enregistré 62 000 entrées, dont 27 300 payantes et 34 829 gratuites. Nous avons séduit un large public : familial, jeune. A la fois destiné à des gens qui ont envie de voir une programmation pointue et à ceux qui sont allés voir Yael Naim.
Vous avez des retours sur la carte blanche à agnès b. ?
agnès b. nous a concocté une carte blanche singulière, je l'en remercie. Nous avons eu beaucoup de retours sur l'exposition Des jeunes gens mödernes, qui va ensuite tourner entre autres à Hong Kong, Tokyo... Aussi bien par la génération qui a connu les années 80 que la jeune génération. Toujours côté expositions, je voudrais souligner la part belle qui est faite aux arts numériques.
Quels moments forts retenez-vous ?
La dernière création de Royal de Luxe, qui a attiré 9 000 spectateurs, sans compter ceux qui ont dû rester à l'extérieur. Cette compagnie est régulièrement invitée d'Art Rock et nous sommes très fiers d'avoir accueilli cette première. Le festival est aussi une fête de découvertes. Je pense notamment à l'opération Rock'n toques, où les chefs cuisiniers ont investi la place du Village en servant aux festivaliers plus de 5 000 plats originaux aux saveurs délicieuses. La qualité des vins qui les accompagnaient fait d'Art Rock 2008 un bon millésime (rires). Il y a aussi l'atelier Tecktonik, qui a attiré 1 500 personnes sur la place du Chai, je suis heureux qu'Art Rock ait accompagné ce mouvement.
Des artistes viennent et reviennent. Vous nouez des liens solides avec eux.
Je voudrais mettre en avant la générosité des artistes comme Yelle, qui nous a conseillé l'atelier Tecktonik et qui n'a pas hésité aussi à accepter l'aventure musicale avec Zebramix ; celle également de Keziah Jones qui a joué dans un bistrot briochin avec le groupe Heat Wave et en after au bar VIP. Toujours au bar VIP, le show « off » de Philippe Decouflé et ses danseurs. « Coeurs croisés », la création qu'il nous a présentée, puissante, dégage une force érotique, sensuelle. Je voudrais remercier tous les bénévoles, les stagiaires ainsi que les artistes du métro que nous avons reçus au Village. Ils seront toujours les bienvenus... Petit clin d'oeil à Fulgence Bienvenuë, le père du métro...