Édition du jeudi 20 septembre 2007

Gérard Allouis

« Je suis entré à l’Amicale ginglinaise en 1952 comme joueur, raconte Gérard Allouis, 72 ans, le président de l’actuelle Amicale sportive Ginglin-Cesson, je voulais être avant-centre, je me suis retrouvé dans les cages. Comme j’avais besoin de préserver mes mains pour travailler, j’ai pu réaliser mon rêve et marquer quelques buts. » Depuis quelque 37 ans, celui qui est certainement le plus fidèle au club auquel il tient comme à la prunelle de ses yeux, en est le président. Un rôle pas toujours simple. Le lundi, Gérard Allouis vient dans son ancienne entreprise tenue par son fils pour faire la comptabilité et la paperasse du club. « Avec 250 licenciés, il faut suivre. Ici il manque une photo. Là, un certificat médical. Je ne parle pas des cotisations. »

Désabusé, Gérard Allouis ? Plutôt exigeant et rigoureux. « Certains me comparent à Guy Roux parce que je leur demande de ramasser les ballons, de ne pas abîmer la pelouse, de ne pas laisser les vestiaires dégueulasses. » Qu’est-ce qui le motive et le pousse à ne pas tout laisser tomber quand il reçoit des mauvais coups ou a des décisions difficiles à prendre comme celle d’exclure plusieurs joueurs qui se sont mal comportés ? « Je dois montrer l’exemple. On n’a rien sans mal et il ne faut pas se décourager », insiste-t-il.

 Pour cette mémoire du club, l’amicale a bien évolué. « Aujourd’hui, l’amicale compte une vingtaine de nationalités différentes. L’identité du quartier a disparu. Le bénévolat a pris une claque. » Le vieux lion ne lâchera pas pour autant ce qu’il considère comme sa deuxième famille. « Ginglin tient par la camaraderie et le bon esprit. J’aime mon club. »

Ouest-France

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