Édition du mardi 25 septembre 2007

Heather Dohollau

La poète d’origine galloise, vit à Saint-Brieuc depuis 1958. Dès son arrivée, la jeune galloise fait la connaissance de Louis Guilloux et d’un monde littéraire qui la fascine. Elle rencontre Gide et Max Jacob. Et commence à écrire en français, à propos de poètes qu’elle admire. « J’ai écrit sur la peinture aussi », se souvient-elle.

À Saint-Brieuc, c’est elle qui a créé la bibliothèque du CAC de 1970 à 1986. « C’était enthousiasmant, je choisissais les livres que j’aimais, ça marchait ». En 1980, à 64 ans, elle commence sérieusement à publier ses écrits. L’éditeur Yves Prié a remarqué son écriture, une poésie lumineuse et pleine de grâce. « Depuis, douze livres sont sortis aux éditions Folle Avoine ». C’est en français aussi qu’elle trouva les mots pour parler de sa mère bien-aimée.  À 83 ans, elle est plus occupée que jamais et pense que « la vieillesse apporte bien des richesses ». Poète reconnue, un colloque lui a été consacré à Cerisy en 2005, ainsi qu’un film, bientôt une thèse.

Ouest-France

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