Édition du lundi 24 septembre 2007

Hubert Coatleven

Hubert Coatleven a eu deux vies. La première fut un bouillonnement culturel à la hauteur d’un grand appétit. Président du CAC, ancêtre de La Passerelle, directeur du Centre départemental de documentation pédagogique, il y crée un musée de l’éducation. Puis ouvre une maison d’édition en langue bretonne, pour éditer plus de 150 manuels scolaires.

Ce touche-à-tout est fou de peinture. Il a une telle connaissance des pigments que des fabricants de couleurs lui font appel. Il fut conseiller municipal de Claude Saunier.

1993, la fracture de sa vie. Victime d’un accident, son fils est traumatisé crânien. « Le cerveau brisé. J’ai appris un autre monde, la douleur, le handicap. Les grands blessés sont des naufrages terribles », témoigne-t-il. Avec « l’énergie du désespoir », parce que rien n’existe pour ces blessés casés en psychiatrie sous médicaments, il trouve de l’aide pour ouvrir Ker Dihun, une maison de soins et d’accueil. Et s’inscrit en médecine. Le jour de ses 60 ans, il obtient un diplôme universitaire de traumatologie crânienne, « pour mieux comprendre ».

Ouest-France

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