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La charpente du bâtiment de stockage de Max-Sauer, fabricant de matériel d'artistes Raphaël, s'élève à nouveau après l'incendie de décembre 2007. Ouverture prévue à Noël. « Du bois ? » s'étonnent certains auprès du chef d'entreprise, deux fois victime du feu. Une interrogation à laquelle il répond que « le bois a une bien meilleure tenue au feu que les poutres métalliques, plus fragiles ».
Un bâtiment de 3 000 m2 sort de terre pour abriter les produits finis. Il est deux fois plus important que le précédent, parti en fumée le 11 décembre 2007. Ce soir-là, un court-circuit avait fait revivre à l'entreprise le cauchemar connu dix ans plus tôt.
« Nous réalisons cet investissement complémentaire en prévision du développement que l'on pourra connaître d'ici dix ans, explique Eric Sauer. Pour l'heure il ne sera pas plein, mais il est préférable d'anticiper. » Sur les chiffres, le patron préfère demeurer discret.
Un bâtiment plus sécurisé encore que le précédent. « En reconstruisant il y a dix ans, nous avions pourtant monté un bâtiment très sûr avec des murs coupe-feu. Au point que notre assureur le faisait visiter à ses clients », se souvient Eric Sauer.
Des sprinklers et des litres d'eau
Mais Max-Sauer fabrique des châssis entoilés, de la peinture, utilise des emballages carton... « Des produits à fort pouvoir calorifique », reconnaît Eric Sauer. Aussi, cette fois, des sprinklers seront intégrés au plafond du bâtiment des produits finis, prêts à déverser de grandes quantités d'eau à la moindre alarme incendie. Un gros réservoir y sera accolé : « On ne peut pas faire mieux, ce sera sûr à 99 % ».
Quels sont les rapports de Raphaël avec son assureur, les AGF ? « Très bons. Ils ont été très coopératifs et nous ont suivis, sinon, on ne se serait pas relevés de ce coup du destin ».
Ce coup du sort aura permis la construction d'un bâtiment conçu « selon les normes environnementales les plus récentes, indique Eric Sauer. Le bardage et le toit sont mieux isolés. Il sera aussi davantage éclairé par la lumière du jour ».
Comment ça va, huit mois après le sinistre ? « Nous avons eu une perte d'activité pendant trois mois. Il est trop tôt pour savoir si on a récupéré toute notre activité, observe le chef d'entreprise. Mais nous avons conservé nos clients les plus importants. Et nous sommes assurés pour la perte d'exploitation pendant quinze mois ».
L'emploi n'a pas été touché. « À Plérin (1), nous employons même des intérimaires en renfort de la vingtaine de salariés attitrés, parce que le lieu est moins rationnel ». Le bâtiment devrait être livré début novembre et opérationnel à Noël.
Marie-Claudine CHAUPITRE.
(1) L'entreprise est provisoirement hébergée au centre commercial du Chêne-vert.