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Les centres médico-sportifs sont des organismes régis par la loi de 1901. Ouverts à tous, ils ont pour objectifs le suivi médical des sportifs. On vient y effectuer des tests d'effort, des électrocardiogrammes ou des examens plus approfondis. Outil précieux pour améliorer ses performances avant des compétitions, les CMS sont aussi des lieux de prévention. Dopage, obésité, maladie cardio-vasculaire, traumatismes... On peut y glaner de nombreuses informations. Les consultations sont assurées par des médecins qui peuvent délivrer des certificats de non-contre-indication (V.N.C.I.) à la pratique sportive.
La santé au service du sport
À Saint-Brieuc, le centre médico-sportif a vu le jour, en 1995, quartier Charner. À l'époque, il était réservé aux licenciés des clubs. Son déménagement, en 1995, au centre Henri-Guérin, spécialisé dans la pré-formation des jeunes footballeurs a entraîné de gros investissements. Les équipements ont été financés, en partie, par la direction départementale de la jeunesse et des sports (DDJS).
Trois médecins libéraux effectuaient les examens. Jusqu'en 2002, la ville a subventionné ce centre, à hauteur de 35 000 francs par an. Sollicitées, les collectivités de l'agglomération briochine ont rechigné à mettre la main au porte-monnaie. Le CMS a peu à peu périclité.
La nouvelle équipe du maire, Bruno Joncour, en avait fait une promesse de campagne. La « réanimation » du centre médico-sportif est en cours de réflexion. « L'idéal serait qu'il soit transféré au centre hospitalier, indique Gérard Bléjean, adjoint aux sports. Car on a besoin de locaux adaptés et d'équipements performants. Il pourrait fonctionner avec un secrétariat et une infirmière ».
Du cyclotouriste du dimanche au footballeur professionnel en passant par le navigateur de course au large, tous les pratiquants, qu'importe leur discipline ou leur niveau, sont en droit de fréquenter ce lieu « Et pas seulement les licenciés, insiste Gérard Bléjean. Car, le sport, ce n'est pas que la performance. C'est le mieux-être sur le plan mental et physique. On doit pouvoir le pratiquer à tous les âges ».
Catherine LEMESLE.