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Guillaume Hupert, le guide (en haut à gauche) et mes trois camarades de balade. Le kayak de mer, accessible à tous, est un moyen agréable de découvrir la baie. Une fois arrivée, j'aperçois le moniteur, Guillaume Huppert, en train d'atteler les embarcations sur la remorque d'un camion. L'occasion pour moi de découvrir que je vais naviguer à bord d'un monoplace. Autrement dit, seule. Le stress commence à monter : « Vais-je réussir à diriger correctement le canoë ? Ne vais-je pas ralentir les autres ? » Mes trois coéquipiers ont déjà tous testé le kayak de mer.
18 h 30, direction Martin Plage en voiture. « On adapte les lieux de visite en fonction des marées et du temps », explique Guillaume. Le ciel est couvert. Le vent, présent. « Tant qu'il ne pleut pas », lance Angéline, participante. Près de la mer, chacun enfile un gilet de sauvetage et une « jupe » qui assure l'étanchéité entre le pagayeur et le kayak. La leçon débute sur les galets par un apprentissage du maniement de la pagaie. Un jeu d'enfant pour mes camarades. Un rappel nécessaire pour une débutante, comme moi. Il est l'heure de mettre les embarcations à l'eau. Jean-Pierre se lance. Tout sourire. Sur les flots, il ironise : « Allez Manon, c'est comme une voiture. » À mon tour. Je rétorque à mon camarade : « Une voiture ? Pas vraiment. C'est plus physique. » Avec le vent, manier le kayak n'est pas de tout repos. Petit à petit, je prends de l'assurance. Droite, gauche, droite, gauche. Nous avançons à six kilomètres heure environ. Au fil de la balade, Guillaume nous livre quelques informations. « Ici, c'est le rocher Martin. La couleur blanche indique la hauteur maximale de la mer. Là-bas, c'est le château d'eau de Morieux qui sert d'alignement pour que les bateaux puissent rentrer au port. » Un peu plus loin, nous accostons sur une crique. Là, Guillaume nous fait goûter une plante appelée la criste-marine. « Elle sert d'assaisonnement dans les salades par exemple. » Il prend ensuite des coquillages entre les mains : les crépidules. « Elles sont arrivées avec les bateaux du débarquement. Le problème est qu'elles abondent et mangent la même chose que les coquilles Saint-Jacques. »
Sur le chemin du retour, on croise quelques pêcheurs. Et on peut observer plusieurs oiseaux. « Là c'est un goéland. » Après une heure et demie sur les flots, la balade se termine. Impressions ? Agréable. Instructif. À refaire.
Manon BOUGAULT.
Pratique. Tous les mardis, jeudis et parfois vendredis de 18 h 30 à 20 h 30. Rendez-vous au club, 4, rue du moulin-à-papier à Saint-Brieuc. Tarifs : 10 € la séance, 35 € les 4. Inscriptions 02 96 61 97 39.