Édition du lundi 12 mai 2008

Keziah, c'est sublime et félin

La scène s'éclaire de pourpre et Keziah Jones est là, au centre de la scène. Seul. La guitare en bandoulière. Le public est saisi : l'artiste n'a pas pris une ride depuis dix-sept ans, lorsqu'il a été repéré dans le métro parisien par le directeur artistique de Delabel France. Sublime, félin.

Alors, c'est comment Keziah Jones ? Des watts de guitare dans les oreilles, je pose la question à une charmante spectatrice qui n'a d'yeux que pour lui. Le plus célèbre bluesman africain électrise et envoûte, ça ne fait pas l'ombre d'un doute. La magie opère, le blues du Nigérian est distillé par un jeu tout en toucher, bientôt relayé par un bassiste stoïque et un batteur efficace. Indéniablement, ça groove.

Et le public averti de Poulain-Corbion s'alanguit au son des tubes de Blufunk Is a Fact, album mythique porté par le superbe Rythm Is Love, et Black Orpheus. Une reprise de The Watchtower et la messe est dite : Keziah est grand et généreux. Merci et respect...

Ouest-France

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