Newsletter Actualité

Abonnez-vous gratuitement

Rechercher une information

A votre avis ?

La Cabri, communauté d’agglomération de Saint-Brieuc, s’interroge sur son nouveau nom. Où irait votre préférence sur ces différentes pistes ?
Votez
Donnez votre avis !
Ouest-France

Actualité Saint-Brieuc

vendredi 27 juin 2008

La boulimie est une maladie du mensonge

Les boulimiques se sentent un peu délaissées car, contrairement aux anorexiques, la pathologie n'est pas visible.  Les boulimiques se sentent un peu délaissées car, contrairement aux anorexiques, la pathologie n'est pas visible.

Alexandra, 24 ans, est boulimique. La jeune femme raconte sa descente aux enfers et son rétablissement. Aujourd'hui, elle sourit à la vie tout en acceptant sa fragilité.

« Je suis reconnue comme boulimique depuis 2005. Avant je pensais que je souffrais de troubles alimentaires. J'avais 16 ans quand j'ai commencé à engloutir d'énormes goûters que j'aillais vomir dans les toilettes. 17 h, c'était l'heure critique. Une envie de décompresser et le besoin de se remplir. J'adorais le sucré. Nutella, céréales, brioche, bouillie pour bébé... Je pouvais manger jusqu'à trois baguettes. J'arrêtais quand j'étais saturée ou quand on m'interrompait. Car évidemment, je cachais tout ça à mes parents. Je volais dans les placards, je rachetais des paquets pour que cela ne se voit pas, je disais que c'était mon grand frère qui avait mangé les gâteaux. La boulimie est une maladie du mensonge.

« Au début, c'était un plaisir. Je pouvais manger beaucoup sans grossir. J'avais un certain pouvoir sur mon corps. Mais, peu à peu, je suis devenue dépendante. Les crises se sont multipliées. Après tous les repas, je vomissais.

Image de bestialité

« On me conseillait de faire un régime, de cesser de mettre mes doigts dans la bouche, de tenter de me contrôler. Facile à dire. Moi, j'étais en souffrance. Après les vomissements, mon coeur s'emballait. J'étais vidée, prostrée. Il fallait que je me cache sous la couette. L'humiliation d'avoir la tête au-dessus de la cuvette est terrible. Image de bestialité. Je me dégoûtais.

« J'ai vu une dizaine de spécialistes. Psychiatres, psychothérapeutes, diététiciennes, nutritionnistes... Sans effet. La nourriture m'obsédait. Je voulais des outils concrets pour sortir de ce cycle infernal. J'ai souvent eu des envies suicidaires. Ce désir d'en finir une bonne fois pour toutes. En 2005, alors que les crises devenaient insupportables, j'ai cherché une solution sur Internet. Je suis tombée sur le groupe briochin Anorexiques Boulimiques Anonymes.

« La première réunion fut un choc. J'ai entendu : La boulimie est une maladie, ce n'est pas de ta faute ! L'émotion fut si forte que j'en ai pleuré toute la soirée. J'étais sceptique sur ce programme. Je me demandais pourquoi tous ces boulimiques riaient, alors que, moi, ça me pourrissait la vie. J'ai pris conscience de mon hypersensibilité et mon mode de vie mal posé. J'ai appris à vivre dans le présent, sans le poids du passé, sans la peur de l'avenir.

Un travail sur soi en douceur

« Le rétablissement n'a pas été facile. Pourquoi ça a marché ? Car j'ai rencontré des gens qui avaient vécu la même expérience que moi, car j'ai entrepris, en douceur, un travail sur moi. Les discussions sur la colère, la culpabilité, l'orgueil, la famille... m'ont beaucoup aidée. J'ai compris que je suis actrice de ma vie. Je ne veux plus subir. Je choisis mes amis. La relation à mes parents s'est améliorée. Je m'accepte comme je suis. J'accepte aussi d'être boulimique et de vivre avec cette maladie encore très longtemps ».

Propos recueillis

par Catherine LEMESLE

Pratique. Congrès national des anorexiques boulimiques anonymes, au centre social du plateau. Samedi, réunion à 14 h 30 et 17 h et dimanche matin. Réunion des ABA, le lundi à 19 h et le jeudi à 20 h, au centre social du plateau. Renseignements au 06 78 22 13 52.

Ouest-France

Les autres titres

  • Enregistrer en favori cet article
  • Envoyer cet article à un ami par e-mail
  • S'abonner au flux RSS d'actualité de Saint-Brieuc
  • Partager cet article sur Wikio
  • Partager cet article avec mes amis sur Facebook
  • Partager cet article sur Scoopeo
  • Partager cet article sur del.icio.us
  • Ajouter aux favoris Google
  • Imprimer cet article

Actualité Saint-Brieuc

Les infos des 5 derniers jours

samedi 11 octobre 2008

10 h. Récréation et pause photo avec ses camarades de classe.,

« Moi, Antoine, adolescent autiste »

Un jour, une vie. Nous avons tenté d'entrer dans le monde de ce garçon originaire de Ploufragan. Douze heures pour trouver la bonne distance avec lui et comprendre sa manière d'être. Ouest-France

vendredi 10 octobre 2008

André Pochon. « Les nitrates, oui, c'est mon combat mais aussi les pesticides. C'est un sacré danger pour les jeunes qui sont derrière nous. »,

« Je suis encore vert pour défendre l'écologie »

Notre rédaction a choisi d'ouvrir chaque mois ses colonnesà une personnalité locale. Premier invité, André Pochon. Ouest-France

« J'étais rongé par la passion du football »

Un ex-agent général d'assurances a été jugé hier pour avoir détourné 1,5 million d'€. 8 à 12 mois de prison ont été requis. Décision le 30 octobre. Ouest-France

jeudi 09 octobre 2008

Pour pouvoir suivre une scolarité normale, Christophe, 15 ans, dispose d'un ordinateur avec des logiciels adaptés aux personnes souffrant de dysphasie. Ce trouble du langage se caractérise par des difficultés d'expression et de prononciation.,

L'adolescent ne parle que depuis 6 ans...

C'est aujourd'hui la journée des troubles du langage et des apprentissages. Dominique Desquiens se bat depuis 12 ans pour son fils. Témoignage. Ouest-France
Les jeunes de la structure d'accueil de jour de Beauvallon ont fabriqué la volière qui sera installée dans la cathédrale Saint-Etienne, à Saint-Brieuc, samedi.,

Cultures Electroni [K] : musique, rencontres...

La scène électronique débarque à Saint-Brieuc, vendredi et samedi. Parfois dans des lieux insolites, comme la cathédrale. Ouest-France

mercredi 08 octobre 2008

Dans la chambre 4, chacun a été rebaptisé : Thomas « le cycliste », Dimitri « le dormeur », Guillaume « le chapiteau », etc.,

Privés d'internat, les lycéens s'adaptent

Les travaux de l'internat de Freyssinet dureront jusqu'en septembre 2009.D'ici là, les 228 internes sont répartis sur 5 sites. Reportage. Ouest-France

mardi 07 octobre 2008

« Matignon, c'est comme le parquet, c'est une grande école d'humilité », dit Maryvonne Caillibotte.,

« À Matignon, il faut savoir trancher »

L'ex-procureure de Saint-Brieuc, Maryvonne Caillibotte, est conseillèredu Premier ministre, François Fillon. Rencontre. Ouest-France
Archives d'actualités Saint-Brieuc
maville.com Tous les flux RSS d'actualités