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L'antenne briochine de la faculté de droit compte environ 300 étudiants dont 170 ont assisté à une rentrée solennelle, hier. Vingt-et-un ans qu'étudier le droit est possible à Saint-Brieuc. Entre 290 et 300 étudiants sont inscrits cette année. En 2007, 98 % des élèves de première année ont passé leurs examens. « En droit, la fuite des étudiants n'existe plus, selon Thierry Hamon. Leur psychologie a évolué. Ils ont la volonté de réussir ». « Pour s'adapter aux exigences professionnelles, les études de droit deviennent de plus en plus pointues, sait le doyen de la faculté de Rennes, Daniel Gadbin. Vous avez beaucoup de chance d'être à Saint-Brieuc : commencez déjà à réfléchir à une spécialisation ».
« Le droit, c'est vaste et complet »
À raison de dix-sept heures d'enseignement hebdomadaire, les étudiants suivent des cours de droit constitutionnel et politique, droit de la famille, histoire du droit et des institutions, relations internationales, langues... De quoi nourrir de belles ambitions ? Son bac S en poche, décroché en juin avec une mention « assez bien », le Malouin Martin Meyrier, 18 ans, aimerait bien exercer la profession d'attaché parlementaire. « Il existe une proximité entre droit et politique. Si j'ai choisi de venir étudier à Saint-Brieuc, c'est parce que les conditions de travail sont idéales », témoigne le leader du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) de la cité corsaire, qui est un des 170 étudiants de première année. Les statistiques indiquent en effet qu'en première année, les résultats de l'antenne briochine sont bien meilleurs que ceux observés sur le campus rennais. Emeline Schils, étudiante toute bronzée âgée de 20 ans, veut se lancer ensuite dans la criminologie. Au dire de cette redoublante, « le droit, ce n'est pas évident. Je vais devoir cravacher pour passer en deuxième année ».
D'autres ignorent encore quoi faire avec un diplôme de droit mais ont le temps de voir venir. « Le droit, c'est à la fois vaste et complet. Il offre beaucoup de débouchés », pense Thurianne Varna, mention « bien » au bac économique et sociale. Cette demoiselle dit avoir été séduite par les propos du procureur et de l'avocat qui, à tour de rôle, avaient présenté leur profession. Des experts qui n'ont pas fait le déplacement pour rien.