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Cet ancien du Trésor public a créé, voilà cinq ans, un club aujourd'hui fort de 80 équipages issus de trente communes du département. Le reflet d'un véritable phénomène de société. Avec des statistiques de ventes de véhicules neufs en progression chaque année de 10 % à 15 %. Seule la récente augmentation du pétrole vient ralentir l'appétit pour ce mode de vie. « On va être amené à faire des circuits plus courts, concède Louis-Paul Lagadec. Et on essaye de ne pas trop forcer sur les vitesses. »
500 000 € investis
Le stationnement est un sujet sensible sur la côte. L'exemple de la commune de Saint-Cast ayant décidé d'interdire le stationnement de camping-cars en 2004 reste dans les mémoires des camping-caristes. L'arrêté municipal avait alors été jugé illégal par le tribunal administratif. « Nous avons le droit de stationner normalement, rappelle Louis-Paul Lagadec. On peut s'arrêter, de nuit, comme une voiture. Une circulaire a été remise à jour. On demande tout de même aux gens d'éviter de se regrouper entre eux ». Et la pollution visuelle parfois pointée du doigt ? « Il faut quand même se dire que les voitures ne sont pas plus intéressantes que ça à voir. Et les constructions en bord de mer sont encore plus polluantes que nos véhicules. Nous, on passe et on s'en va. Il faut là-dessus garder raison. »
Jean-Paul Lagadec va même plus loin. « Nombre de sites que nous fréquentons sont payants. Pour cela, nous aidons par notre participation à leur entretien. Nous allons aussi dans les restaurants, faisons des visites. C'est bien pour l'économie. Quant à ceux qui estiment que cela coûte pour les communes, j'ai l'exemple d'un maire du Limousin qui déclarait avoir une facture d'eau de 450 € annuelle pour une aire de camping de 25 places. Il nous a dit « quand je connais les recettes laissées au commerce, y'a pas photo ! » »
« Ce serait idiot de négliger ce phénomène ! », aime à dire Yves Le Sidaner, président du comité départemental du tourisme. Le conseil général l'a bien compris et n'hésite pas à subventionner la création d'aires. Depuis trois ans, 500 000 € ont été investis dans douze aires créées par des collectivités et une aire par un privé. L'aide du conseil général s'est élevée pour elles à 73 600 €.
Sébastien GROSMAITRE.