Le retour gagnant de Bernard Hinault
Très sollicité au départ de la 110 km, une des épreuves de la course qui porte son nom, Bernard Hinault, qui s'est entraîné tout l'hiver pour ce retour généreux, s'est amicalement laissé taquiner par le commentateur Loïc Le Bourhis. : Philippe Renault.
Dans les villages, pas un spectateur ne l'a oublié. Il l'avait promis, 20 ans après avoir arrêté la compétition, le champion s'est remis en selle hier matin.
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« Bernard, Bernard ! » Il l'a une nouvelle fois entendu, le long des 110 kilomètres parcourus dans un temps d'automne, parmi 350 cyclotouristes mordus et fiers de rouler aux côtés du Blaireau. Interrogé sur son classement possible, il se contente d'un sobre « On verra bien à l'arrivée ».Le coriace champion a de beaux restes et tient toujours la route. 14e sur 350 participants à la course « Martine », ainsi nommée en hommage à sa femme. « Y avait pas mal de vent mais je me suis servi de mon métier », explique-t-il, arrivé peu avant midi. Souriant et trempé, il raconte sa course comme un gamin, pas blasé pour un sou.Autour de lui, près de 1 000 participants en cinq épreuves. L'un d'eux raconte : « Mouillé, je l'ai été, avec deux méchantes averses essuyées dans la traversée de la forêt de la Hunaudaye, puis entre Quessoy et l'arrivée. À Plédran, la rude côte de Magenta était gorgée et il était quasiment impossible de la monter en danseuse : la roue arrière chassait ! »Autre regret, partagé par Bernard Hinault et beaucoup d'autres : « Après Quessoy, certains ont arraché des panneaux indicateurs, d'autres étaient positionnés en sens inverse », obligeant les cyclistes à avaler des kilomètres supplémentaires.L'argent récolté lors de la Bernard Hinault aidera à financer une maison des familles de personnes hospitalisées à Saint-Brieuc et l'Association Handichien, qui éduque des chiens d'assistance aux personnes handicapées.
Ouest-France