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Huit discounters installés et bientôt un 9e. À Saint-Brieuc et dans sa périphérie, on compte huit discounters, issus de quatre chaînes : Lidl, Leader Price, Aldi et Netto. Les surfaces de vente s'échelonnent de 299 à 800 m2. Selon les enseignes, on trouve de 700 à 3 500 références. Au total, les discounters emploient 56 salariés. Géographiquement, toutes les communes de l'agglomération sont couvertes sauf Plérin. Mais plus pour longtemps. Fin septembre, le maire, Ronan Kerdraon a annoncé qu'il y aurait un hard discount dans quelques mois. On ne connaît pas encore le nom de l'enseigne. À Yffiniac, Lidl ouvrira un nouveau magasin le 15 octobre.
Beaucoup de potentiel. Sachant que Saint-Brieuc et son agglomération comptent 114 000 habitants, il « reste beaucoup de potentiel » selon les responsables des discounters. Jean-Michel Le Guillermic, directeur régional de Lidl, abonde dans ce sens : « On prospecte à Saint-Brieuc et dans sa région. On étudie des possibilités mais rien n'est fait. Il nous reste 50 à 70 % de parts de marchés à saisir ici. Notre répartition est loin d'être optimale sur la zone briochine. »
Des clients contents. Quelques avis piochés à l'intérieur et à la sortie d'un discounter. Sophie, maman de deux filles, range ses courses dans son coffre : « J'en ai eu pour 70 €. J'y achète tous les produits essentiels, notamment les produits laitiers. C'est moins cher. Pour la viande, je complète avec les grandes surfaces. » Nadine, elle, « vient tous les quinze jours pour l'eau, le jus d'orange, le lait... » Ce que la mère de famille apprécie, c'est le gain de temps : « Je fais mes courses en moins d'une demi-heure. » Sylvain, jeune papa, a presque rempli son chariot : « C'est surtout pour une question budget. On limite les achats inutiles et on trouve des produits de bonne qualité à des prix moindres (laitage, pain de mie, céréales...). Pour les articles particuliers comme les couches, on va dans les grands magasins. » Caroline, trois enfants à charge, a franchi l'entrée du hall discount il y a quelques minutes. Depuis quatre mois, elle y vient chaque semaine. « Par rapport à la quantité, c'est nettement moins cher. Un chariot de 120 € triple ailleurs. » Sa cousine Sylvie l'accompagne : « Je suis de nouveau au chômage. Je vais m'y mettre aussi... La vie est tellement chère aujourd'hui. »
Toutes les classes socioprofessionnelles. « Depuis le début des années 2000, on touche toutes les catégories sociales », indique Jean-Michel Le Guillermic, directeur régional de Lidl. Jacques Fernoux, responsable du Leader Price de Langueux, confirme : « Le problème du pouvoir d'achat est général, il ne touche pas que les premières classes. On voit des clients qu'on ne voyait pas avant. » « Il est devenu commun de voir des BMW et des Mercedes sur le parking », ajoute Éric Beaudequin, chef de marché chez Aldi pour la région Bretagne.
Soizic QUERO.