Accidenté à Saint-Brieuc, un motard blessé est ignoré par les automobilistes
Nouveaux à Saint-Brieuc ? Vos premières impressions ?
La rave party de Saint-Potan
Les aléas du Champ-de-Mars
Nouvelles plaques d'immatriculation : fini le 22 !
Webcam
Co-voiturage

















A l'office de tourisme de Binic, Anne-Marie renseigne des estivants qui désirent partir se balader en mer. Horaires, durée, tarifs... Tout est comparé car les vacanciers en veulent pour leur argent. « Le pot d'accueil très prisé »
Notre budget vacances ? « Serré, évidemment ! On ne veut pas rentrer plumés à la maison. Alors, cette année, nous avons pris nos vélos et chargé le coffre de victuailles. On va de temps en temps au resto, mais uniquement là où nous pouvons régler en chèques-vacances. »
Baisse du pouvoir d'achat, crainte des lendemains difficiles, hausse du prix du carburant... ont rendu les vacanciers prudents. Nombreux sont ceux qui recherchent des activités gratuites. La tendance est observée dans certains offices de tourisme. « Cette année, on nous demande des transports en commun pour aller à la plage, et on rechigne à payer un annuaire des marées », rapporte un saisonnier de Tréguier.
A l'office de tourisme de la baie de Saint-Brieuc, on a constaté que les estivants réduisent leur rayon d'action. « Ils ne vont plus à Océanopolis ou Saint-Malo », précise Dorothée Allard, responsable accueil. « Entre la visite libre ou la visite guidée à 3 €, les vacanciers optent quand même pour la 2e solution. Et nos balades théâtrales à 5 € affichent complet. »
A Binic, où le tourisme est surtout familial, le mot d'ordre est... adaptation ! « On offre des soirées théâtre, des heures de contes et des randonnées guidées, tous les vendredis, explique Érick Prunier, directeur de l'office de tourisme. Le chéquier qui propose des réductions sur de nombreuses prestations est désormais réclamé. Le pot d'accueil avec dégustations du lundi soir est aussi très prisé. »
L'office binicais est le seul à proposer un accès WiFi gratuit. Du coup, nombreux sont les touristes qui déboulent, ordinateur portable sous le bras. « Grâce à internet, ils comparent les prix des locations, réservent un loisir à moindre coût, repèrent leur prochaine escale en Bretagne. » Érick Prunier en est convaincu. Le tourisme du XXIe siècle n'a rien à voir avec les grandes vacances d'autrefois. « Commerçants et prestataires devront répondre aux nouvelles exigences et veiller à ne pas augmenter, systématiquement, leur tarif en période estivale. »
C'est aussi l'avis de Laurence Merdrignac, directrice de l'office de tourisme d'Erquy. « Les vacanciers acceptent de dépenser 30 € la balade en mer à condition qu'il fasse beau. Aujourd'hui, les touristes en veulent pour leur argent. Au resto, à l'hôtel ou au centre aéré, on veille au bon rapport qualité/prix. Du coup, le bouche à oreille a une grande importance. »
Catherine LEMESLE.