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Simone Ruellan et André Carmouet, atteints du syndrome des jambes sans repos, militent pour que cette maladie soit mieux reconnue. Sans traitement, ils seraient en train de faire les cent pas pour atténuer les décharges électriques qu'ils subissent dans les jambes. André Carmouet et Simone Ruellan souffrent d'une maladie méconnue. Elle s'appelle « Impatiences ». La médecine l'a rebaptisée le syndrome des jambes sans repos (SJSR). Il s'agit d'un trouble du système nerveux, dû à un mauvais fonctionnement de la dopamine, parfois associé à un manque de fer. Près de 10 % de la population en souffre.
Et les Briochins ne sont pas en reste puisque régulièrement des malades adherent à l'Association française des personnes affectées par ce syndrome. Localement, Simone Ruellan anime l'antenne. Domiciliée à Binic, cette assistante de direction à la retraite fait tout son possible pour que les gens ne souffrent plus en silence. « Les personnes âgées sont mal prises en charge, dit-elle. On met ça sur le compte de l'âge, et on dit qu'il n'y a plus rien à faire. C'est désolant. »
Pourtant ces sensations de fourmillement, de picotement, de brûlure, qui touchent surtout les mollets, un peu les cuisses, et parfois les avant-bras, sont insupportables, notamment en avion, au cinéma ou en train.
Quand l'enfant a la bougeotte
Le Langueusien André Carmouet en sait quelque chose. A 73 ans, l'ancien employé de banque bénéfice d'une période de rémission après avoir arpenté sa salle à manger, toutes les nuits. Car SJSR et insomnie sont très liés. Les impatiences s'estompent un peu avec le mouvement.
« Moi non plus, je ne dormais plus, dit Madeleine Carmouet. Sans s'en rendre compte, mon mari me donnait des coups de pieds, ses jambes partaient dans tous les sens. Je lui demandais alors de se lever. » André Carmouet a bénéficié d'un diagnostic rapide de la part de son médecin généraliste. « Bien souvent, les malades passent de cabinet en cabinet sans savoir réellement ce dont on souffre », a constaté Simone Ruellan, qui conseille de consulter un neurologue. Son association propose une liste de professionnels formés à cette pathologie. « Ils ne sont pas très nombreux, malheureusement. » D'où la volonté d'informer encore et encore.
Et tout le monde. Car de plus en plus d'enfants et d'adolescents sont touchés par ce syndrome. Ils ont la bougeotte, et on ne sait pas pourquoi. « L'hyperactivité d'un écolier ou le refus d'aller au lit peut masquer ces troubles que l'on confond parfois avec des douleurs de croissance », précise la correspondante, qui ira distribuer ses documents pédagogiques dans les établissements scolaires.
Catherine LEMESLE.
Contact. Association française des personnes affectées par le syndrome .des jambes sans repos (SJSR) ou impatiences, Simone Ruellan, tél. 02 96 69 26 10.