Édition du vendredi 21 septembre 2007

Maryvonne Dupureur

Une qualification aux Jeux olympiques de Rome, vice-championne olympique sur 800 mètres à Tokyo en 1964 et finaliste à Mexico l’année suivante… Des médailles qui montent souvent à la tête des sportifs de haut niveau. Maryvonne Dupureur, elle est toujours restée modeste. L’anti-star. A cette époque l’argent ne coulait pas à flots dans l’athlétisme. Son regard sur l’athlétisme aujourd’hui ? « Au niveau de l’élite on a changé de planète. Moi, professeur à Lille, jusqu’en 1965, je m’entraînais après mes cours. Aujourd’hui la fédération va, avec l’appui d’un partenaire privé, proposer un statut pro à vingt-cinq athlètes. L’évolution du sport où l’argent commande tout. Mais l’athlétisme de base s’est lui aussi structuré. Ce qui fait que même avec les problèmes de dopage, je continue à croire à mon sport ». Sa carrière sportive achevée, elle enseigne l’éducation physique et sportive à Renan puis à Le Braz jusqu’à sa retraite. Mais elle n’a jamais quitté le monde de l’athlétisme. Élue dans les instances nationales durant trois ans, elle a participé à la création du Saint-Brieuc athlétisme puis de l’union athlétique 22, (UACA) dont elle est toujours présidente. Aujourd’hui, la médaillée olympique réside à Plérin. Une femme qui met toujours en avant ses idées sur la justice, l’égalité, les combats des femmes… Mais n’a jamais été une militante encartée dans un parti.

Ouest-France

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