Nocturnes : « Hausse de la fréquentation les jeudis »
Les arts de la rue rencontrent toujours du succès. Comme la Compagnie Tango Sumo (notre photo) programmée le vendredi 18 juillet. : Archives O-F.
Jeudi et vendredi, les Nocturnes 2008 tirent leur révérence. Premières impressions des organisateurs : Franck Roze pour Saint-Brieuc animation, et Jean-Pierre Lucas, régisseur programmateur de la ville.
Vos premières impressions à trois jours de la fin des Nocturnes ?
Franck Roze. J'ai sondé les restaurants et bars dans le quartier. Le constat est le même : très bonne fréquentation des jeudis des Nocturnes malgré une météo pas terrible. Par rapport à l'an dernier, plus de monde, surtout la veille du 15 août, avec le marché artisanal.
Jean-Pierre Lucas. Ultra positives. Malgré la météo, une fréquentation constante des vendredis par rapport à l'an dernier et une hausse sensible les jeudis. Ces rendez-vous ont été bien suivis, surtout par les Briochins. Moyenne d'âge : 7 à 77 ans pour les arts de la rue qui plaisent beaucoup, 20-50 ans pour les concerts. Je parle du vendredi.
Concernant la programmation, les temps forts de cette édition ?
F.R. Notre programmation est tablée sur la pop, le rock. Si nous avons programmés des groupes déjà connus, il y a eu aussi des belles découvertes comme Pop Music Maker, Outslider qui proposait du blues : cela a plu énormément aux gens.
J.-P.L. Je retiendrai la soirée d'ouverture, le 4 juillet, une très belle soirée avec notamment mes petits protégés (rires) : Rafale ; la magie de Mesk. Mais aussi Alexandre Kinn qui nous a fait un show extraordinaire ; Trunks, qui réunissait entre autres Daniel Pabeouf et Régis Boulard. Je crois aussi beaucoup en Maya Barsony même si certains ont trouvé ça trop variété.
Et côté riverains pas de doléances concernant le bruit?
F.R. Non, pas de souci. La fin des concerts ne dépasse pas 23 h 30. Nous n'avons pas eu non plus ni débordements ou bagarres. Ces soirées se sont déroulées dans un bon esprit.
J.-P.L. Cela se passe bien comparé à une époque. Nous sommes extrêmement vigilants et veillons, à l'aide de DB mètre, instrument qui permet sur le moment de connaître le nombre de décibels, à ne pas dépasser le seuil autorisé par la loi. Nous sommes vigilants aussi envers les gamins sur les épaules des parents : je distribue des bouchons d'oreille.
Il y a eu des réactions sur la culture subventionnée...
F.R. Nous avons eu des critiques concernant la culture subventionnée. Je répondrai après la dernière date des Nocturnes.
J.-P.L. Les Nocturnes sont un service public : on offre un petit festival gratuit. Les spectacles subventionnés sont vitaux pour une ville comme Saint-Brieuc. Et il ne faut pas oublier qu'il faut payer les artistes, les techniciens... C'est un faux problème. Je pense que beaucoup de gens n'ont aucune notion du montant des cachets d'artistes comme un Michel Delpech. Qu'un certain public à Saint-Brieuc, aime la variété et ressente un manque, je le comprends. Mais je pense que les vieilles halles du centre et les Nocturnes ne sont pas le lieu idéal.
Les Nocturnes 2009 ?
F.R. Si on a assez de moyens l'an prochain nous aimerions passer à deux groupes par soirée. Toujours avec le même objectif : mettre en avant les artistes costarmoricains et bretons. Nous aimerions bien aussi envisager de programmer des animations en hiver. Cela manque.
J.-P.L. J'ai déjà repéré deux groupes : Elzef, produit par Mellino, ancien des Négresses Vertes, et Plantec, renouveau de la musique traditionnelle. Une programmation 2009 concoctée toujours dans le même esprit : essayer de faire découvrir des groupes qui émergent, dans des styles différents, pour toucher tout type de public.
Propos recueillis par
Véronique Constance.
Ouest-France