Polyclinique de Guingamp : le projet de l'espoir
Le projet de reprise de l'activité de la clinique est présenté, ce lundi. Annie Le Houérou, présidente du conseil d'administration de l'hôpital le dévoile.
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Quels sont les critères que doit respecter le projet de reprise ?
La liquidation annoncée de SA Polyclinique de l'Armor et de l'Argoat nécessite d'apporter des solutions qui préservent l'offre des soins proposée aujourd'hui aux 80 000 habitants du bassin de vie guingampais ; de garantir la continuité et la qualité des soins dans ce contexte financier difficile ; de préserver l'emploi et les compétences présents sur le site ; d'assurer la pérennité de la maternité, mais aussi des urgences et de la chirurgie ; de redimensionner et réorganiser la chirurgie. Et enfin, d'équilibrer le budget.
Quel est le contenu du projet de plan de reprise de l'activité de l'hôpital présenté par le conseil d'administration de l'hôpital ?
Il est proposé le redimensionnement des capacités chirurgicales de 74 lits aujourd'hui à une hospitalisation complète de 36 lits, une hospitalisation de semaine de 18 lits et une chirurgie ambulatoire (chirurgie programmée) de 20 lits. Ceci s'accompagne également du regroupement de la surveillance continue et des lits nécessitant une surveillance particulière ; d'une organisation de la permanence des soins sur le modèle 24 heures/24 avec maintien des astreintes en orthopédie et en digestif ; de la création d'activités nouvelles pour préserver l'emploi et occuper l'espace libéré. Ce qui passe par la création de 15 lits de Médecine Physique et de Rééducation (MRP), la création de 18 lits de soins de suite post-chirurgicaux et la création d'une unité de soins palliatifs de 10 lits.
L'ensemble des praticiens y adhère ?
Ce projet s'appuie sur l'hypothèse du maintien en poste de la majorité des praticiens libéraux actuellement sur le site et devrait garantir l'emploi de la majeure partie du personnel en poste. Aujourd'hui, deux urologues et un angiologue seraient partants l'un à Lannion, l'autre à Saint-Brieuc et le troisième n'a pas encore arrêté son choix. Ce qui devrait aboutir à une baisse de 30 % de l'activité, compte tenu de ces trois départs dont l'un était de toute façon programmé.
Ouest-France