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Pour la septième année consécutive, Quentin participe au Tour de Bretagne avec son père. Chez les André, l'amour pour les vieilles mécaniques est familial. A bas les idées reçues ! Le Tour de Bretagne des véhicules anciens n'est pas le rendez-vous de riches collectionneurs. L'événement attire les amoureux de voitures anciennes toutes conditions sociales confondues, et quel que soit leur âge.
A 18 ans seulement, Quentin André est déjà contaminé par le virus. Depuis son douzième anniversaire, il participe au rassemblement. Cheveux au vent, cette année, il enfourche son Solex de 1959 pour suivre son père au volant de sa Fiat 500, un modèle de 1971 retapé de ses mains. Dans cette famille d'Yffiniac, la passion pour les vieux tacots est devenue une tradition. « Au départ, nous aimions flâner dans les brocantes pour dénicher des pièces anciennes et rares. Naturellement, nous en sommes venus aux voitures, peut-être par nostalgie de ces années-là, explique la mère de famille, avant d'ajouter : Quant à Quentin, enfant, il connaissait le nom de toutes les voitures. »
Aujourd'hui, tout juste majeur, ce dernier possède déjà une moto Terrot, vieille de 83 printemps ; un Solex de 1959 et une Simca d'après-guerre que ses parents lui ont offert à Noël. « Les adolescents de son âge ont plutôt tendance à acheter des PlayStations. Quentin préfère les vieilles voitures », plaisante sa mère.
Membre du conseil d'administration et webmaster de l'Association bretonne des véhicules anciens (ABVA), Quentin consacre ainsi une bonne partie de son temps libre à sa passion. Et pourquoi pas mettre les mains dans le cambouis ? Sur la selle de son solex cette année, il espère s'initier à la mécanique. « Je me suis lancé comme défi de retaper ma Simca pour le 30e Tour de Bretagne en 2010 », insiste le lycéen. Deux ans. C'est le temps qu'il leur faudra pour faire renaître l'épave.
Pour cause : « La Simca est dans son jus », dit-on dans le jargon. « Elle n'a pas roulé depuis trente-six ans, et dénicher des pièces neuves d'avant-guerre est souvent très difficile », souligne Quentin décidé à la faire revivre. Remettre ces véhicules d'époque en l'état nécessite du temps et de l'argent. Pour l'heure, la priorité de Quentin est le baccalauréat. Un sésame indispensable pour ce jeune homme qui souhaite devenir professeur d'histoire.
Sarah CAILLAUD.
Langueux. Arrivée de la caravane, ce lundi 12 mai, entre 13 h et 18 h.