Rave-party : Saint-Pôtan attend 3 000 teufeurs
Samuel Raymond discute avec Marie-Reine Tillon et Maryse Vallée. : Ouest-France
Le lieu de la rave party a été dévoilé hier matin : ce sera Saint-Pôtan, une petite commune costarmoricaine de 750 habitants.
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« On n'a pas vraiment eu le choix. » Maryse Vallée, la maire de Saint-Pôtan, a appris mercredi soir que la rave party aurait lieu dans sa commune. Le secret a été gardé jusqu'au dernier moment. La raison : éviter les levées des boucliers des riverains du village mais aussi « pour ne pas faire trop de publicité à l'événement et limiter ainsi le nombre de personnes sur le site », précise Samuel Raymond, médiateur de l'association « Techno Tonomy ».
Le collectif local « Les Acolytes », qui organise le rassemblement, explique : « Ce ne sera pas un teknival comme à Trémuson, l'an dernier, où la rave régionale et ses 50 sons (installation d'enceintes) avaient attiré près de 50 000 personnes. Ce sera une free-party beaucoup plus petite avec une dizaine de sons maximum. » De son côté, le directeur de cabinet du préfet Etienne Desplanques se veut rassurant. « Ce sera un dispositif à taille humaine, plus facile à encadrer ». Les premiers teufeurs sont attendus vendredi après-midi. La fête devrait durer jusqu'à dimanche.
Le terrain réquisitionné par la préfecture est un pâturage, situé au lieu-dit Le Theil. « Il est adapté car plat et dur. Il permet surtout un accès, en toute sécurité, aux secours et forces de l'ordre, explique la sous-préfète de Dinan, Magali Selles.
Les organisateurs expriment, eux, leur bonne volonté. « On est content d'être accueilli chez vous, se félicite l'un des membres du collectif « Les Acolytes ». Il y a beaucoup de préjugés sur les raves. On n'est pas des bêtes ! Moi je suis d'ici, de Planguenoual, et je ferai tout pour que ça se passe bien. »
Concernant la logistique : la mairie a ouvert une ligne téléphonique spéciale pour les habitants. 250 gendarmes seront mobilisés ce week-end. La salle des fêtes a été réquisitionnée pour abriter le PC sécurité.
Fabienne RICHARD.
Ouest-France