Édition du vendredi 28 septembre 2007

Sœur Jouffe

Les Briochins le savent peu : 150 religieuses vivent rue des Capucins à Saint-Brieuc. 150 sur les 1 400 que compte à travers le monde la congrégation des Filles du Saint-Esprit. À deux pas du berceau plérinais qui vit naître, il y a 300 ans, la vocation de leurs fondatrices Marie Balavenne et Renée Beurel.

Sœur Marie-Thérèse Jouffe a la charge de maintenir l’esprit de la congrégation dans la grande maison. Un esprit fait de simplicité et d’ouverture au monde, qu’elle transmet d’une voix douce aux 22 religieuses de la communauté de service et d’accueil, aux sœurs et aux résidents laïcs de la maison de retraite, qu’abritent aussi les hauts murs de la maison mère. Et aux religieuses disséminées dans de nombreux pays, venant régulièrement passer des vacances ou se ressourcer.

« Née dans une famille chrétienne à Plélan-le-Petit, où enseignaient les Filles du Saint-Esprit, j’ai d’abord résisté », assure-t-elle. Elle a 11 ans quand on lui demande si elle rejoindra la communauté. « J’ai préféré aller d’abord au collège Saint-Pierre. Deux ans plus tard, j’ai confié à une sœur que je deviendrai religieuse. J’avais mûri ma vocation, cet appel mystérieux que l’on ressent ».

Fidèle à la vocation des Filles du Saint-Esprit, Marie-Thérèse Jouffe enseigne l’histoire-géographie, à Saint-Pierre. Elle dirige le lycée Marie-Balavenne, puis est appelée au conseil général de la congrégation, à Rennes. Suivent deux autres postes à responsabilités, où elle peut mettre en pratique son goût de la communication.

Jusqu’à l’an dernier où, à 68 ans, elle est nommée maîtresse de maison de la maison mère, à Saint-Brieuc.

Ouest-France

Les autres titres

maville.com Tous les flux RSS d'actualités