Édition du jeudi 20 septembre 2007

Serge Le Quéau

Les murs de son bureau au siège du syndicat Sud parlent pour lui : Meeting de José Bové, « Attac, ta dette », Sud Solidaires, « Au nom de l'Europe, je vote non », Marche contre le chômage et l'exclusion... Le militant Le Quéau est sur tous les fronts. On peut le voir manifester en tête d'un cortège contre une réforme gouvernementale, s'enchaîner aux grilles de la préfecture pour défendre un sans-papiers, s'asseoir devant un TGV pour la bonne cause, aller au coup de poing contre des CRS casqués. « On a toujours une raison de se révolter car la société est souvent injuste, estime ce militant chevronné, moi j'ai choisi le côté des opprimés, pas celui des puissants. » Le petit Serge, fils de gendarme a été marqué par un grand-père « paysan engagé et progressiste, mais aussi résistant et gaulliste ». En 1968, il était l'un des premiers délégués de classe. A 22 ans, à peine embauché à la Poste, il était gréviste. Il a participé à la fondation d'Attac. A 54 ans, il n'a pas dit son dernier mot.
Ouest-France

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