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Cet été, Perros-Guirec distribuera 2 500 cendriers de poche, estampillés d'une photo du sentier des douaniers. À l'image de Perros-Guirec. Son cendrier de poche, édité à 2 500 exemplaires, n'est pas un modeste bout de carton recyclable. Mieux, il s'agit d'une boîte circulaire en aluminium, refermable et frappée d'une photo du sentier des douaniers. « C'est à la fois un petit geste pour l'environnement et un souvenir qui sort de l'ordinaire, explique-t-on à l'office de tourisme, à l'origine de l'initiative. On en fabrique depuis dix ans. D'ailleurs, quelques-uns s'amusent à les collectionner. »
« Ah bon ? Ça existe ? »
Vérification faite sur la grande plage de Trestraou, le « Clip-Clop » ne fait pas un tabac. Beaucoup ne soupçonnent même pas son existence. Comme Nathalie, une Savoyarde. « Ah bon ? Ils donnent des cendriers ? Où ça, au bureau de tabac ? » Non, madame, à l'office de tourisme et aux postes de secours. « Je n'étais pas au courant », assure la vacancière.
Toujours est-il que les fumeurs prennent, en règle générale, leurs dispositions. « J'écrase mon mégot, puis je le jette dans une des poubelles de la plage », témoigne Nathalie. « Je le mets dans un paquet vide », annonce Emmanuelle, de Touraine, du genre adepte du système D. Restent les éternels récalcitrants, presque insensibles aux gestes verts pour le grand bleu. « Moi ? Je les envoie dans les galets ou je les enfouis sous le sable », affirme ce touriste belge.
De quoi faire bondir Emmanuelle : « Quand on voit les enfants essayer de manger les mégots, c'est dégueulasse. Et puis, à la différence d'un trognon de pomme, c'est pas biodégradable. » Preuve à l'appui, un mégot jeté dans le sable se dégrade au bout de cinq années en moyenne... Et ça, ce n'est pas un chiffre fumeux.
Donatien HUET.