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Il semble que les derniers espoirs que la Région Bretagne fondait sur le train pendulaire tombent à l'eau. : Jean-Michel NiesterGérard Lahellec, vice-président du conseil régional de Bretagne, chargé du dossier de la ligne à grande vitesse, le reconnaît : « On s'achemine vers la recherche d'une autre solution que celle du train pendulaire pour mettre Brest et Quimper à 3 h 10 de Paris. » Mettre Brest et Quimper à moins de 3 h 10 de Paris (contre quatre heures et demie aujourd'hui), c'est le défi que s'est lancé Jean-Yves Le Drian, président de la Région Bretagne, notamment en misant sur la technique dite du train pendulaire.
La ligne à grande vitesse (182 km) entre Connerré et Rennes, permettra de mettre Rennes à 1 h 30 de Paris et Nantes à 1 h 50, en 2 013. Restent à mettre à niveau les 530 km entre Rennes et Brest, et Rennes et Quimper. En octobre, l'étude de faisabilité de la SNCF avait jeté un froid. La technique du train pendulaire s'avérait bien plus chère (180 millions d'euros contre 100 millions), et permettait de gagner moins de temps que prévu. La Région avait alors commandé une contre-expertise.
Ses conclusions ne sont pas encore complètes et officielles. Mais il semble que les derniers espoirs que la Région fondait sur le train pendulaire tombent à l'eau. Le surcoût envisagé par la SNCF serait confirmé, voire augmenté, sans pour autant que le gain de temps entre Rennes et Brest, et Rennes et Quimper ne dépasse les 5 minutes. Injouable...
« Si l'abandon du pendulaire se confirme, il faudra requalifier l'argent prévu afin d'effectuer des travaux sur les infrastructures existantes », déclare Gérard Lahellec. Qui ajoute : « Il va falloir envisager un plan B. » Parmi les solutions : des dessertes directes sans arrêt à Rennes et de nouvelles rames, plus puissantes.
Philippe GAILLARD.