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De leur côté, ceux qui disposent d'un apport continuent à obtenir de bonnes conditions d'emprunt alors que les primo-accédants qui doivent emprunter la totalité du prix de leur opération se voient, en ce moment, opposer une frilosité grandissante de la part des prêteurs. La plupart des banques ont même retiré de leur catalogue les prêts à taux révisables aussi élevés que les taux fixes. Ils ne représentent donc aucun avantage en ce moment.
À quel âge accède-t-on à la propriété ? L'agence nationale pour l'information sur le logement (Adil) révèle que l'âge moyen du primo-accédant dans les Côtes-d'Armor est de 33 ans. Il était de 42 ans, en 1997. Ce rajeunissement serait dû à l'augmentation substantielle des ménages de moins de 25 ans dans le processus d'accession aidée. Ils représentent 14 % en 2007 contre 11 % en 2005. Cette tendance a également été accentuée par la possibilité d'obtenir plus facilement ces dernières années, un prêt à taux zéro pour acquérir un logement ancien.
Les jeunes achètent quoi ? Selon l'Adil, les jeunes de 25 ans et moins privilégient l'acquisition d'un logement ancien, généralement une maison individuelle située dans une commune rurale alors que leurs aînés (30-50 ans) optent d'avantage pour la construction d'un pavillon. Leur budget est estimé à 91 000 € pour un appartement, 115 000 € pour une maison d'occasion et 131 000 € pour une neuve. Ils disposent, généralement, d'un apport personnel plus faible que les autres accédants : 6 % de l'opération, contre 11 % pour la moyenne départementale. Les deux tiers empruntent sur des durées de 25 ans et plus.
Où s'installent-ils ? Les ménages les moins aisés sont conduits à s'installer loin des pôles urbains de Saint-Brieuc, Lannion et Dinan, observe l'Adil. En revanche, ils sont mieux représentés dans la communauté de communes de Lamballe. Pour éviter cette « ségrégation spatio-sociale et générationnelle », François-Olivier Gouraud, directeur de l'Adil des Côtes-d'Armor estime qu'il faudrait « neutraliser le coût du foncier qui est un facteur d'exclusion. Pour cela, il existe des dispositifs gouvernementaux basés sur la mise en oeuvre par les collectivités locales d'une politique d'accession sociale à la propriété ».
L'accession sociale, comment ça marche ? En contrepartie d'une aide financière accordée par une collectivité d'un montant de 3000 à 4 000 €, le prêt à taux zéro peut être majoré de 10 000 € à 12 500 €. Parallèlement, un montage juridique permettant une accession en deux temps peut-être mise en oeuvre : d'abord la construction, ensuite le terrain. C'est le principe du portage foncier mis en place par le 1 % logement dénommé « pass-foncier ».
Renseignements auprès de l'Adil au 02 96 61 50 46. 7, rue Saint-Benoît, à Saint-Brieuc ou sur www.adil.org.