Édition du mardi 25 septembre 2007
Yann Eliès
« La voile, dès le berceau j'ai baigné dedans ! », lance le navigateur Yann Eliès. Grand-père, père, oncles... ils s'y sont tous collés. Attachant et authentique, ce Briochin de 33 ans a fait ses premières armes en Optimist puis en 420, ce qui l'amènera à Brest pour suivre une section sports-études. « Mais cela n'a duré qu'un an. On a fait beaucoup de bateau, très peu d'études et beaucoup les c... », se rappelle Yann dans un fou rire.Le trophée espoir Crédit agricole qu'il remporte lui ouvre les portes du Figaro : à disposition un bateau, un budget, un salaire pour une année. Yann avoue avoir mis du temps à apprécier la course au large. « Je n'aimais pas ça, je trouvais ça trop dur. J'ai eu une jeunesse dorée, j'étais pas habitué à prendre beaucoup de coups. » C'est en 2001 que le déclic se fait, après sa participation à The Race, le tour du monde en équipage. « Je suis revenu à terre grandi : je n'étais plus un régatier mais un marin. » Yann devient un des piliers de la classe Figaro, au sein de laquelle il remportera deux fois le titre de champion de France. Aujourd'hui, il fait la navette entre Saint-Brieuc et Lorient, où son nouveau bateau est basé. Un voilier avec lequel il prendra la départ du Vendée Globe en 2008.
Ouest-France