Un crachat. Voilà qui pourrait expliquer le dramatique enchaînement, survenu le 21 octobre 2006 au petit jour, sur le parking du Sun Light, boîte de nuit de Loudéac (Ouest-France d'hier). Crachat qui finalement coûtera la vie à son auteur, Damien Flasque, âgé de 23 ans, originaire de la Région parisienne, et vivant au Quillio au moment des faits.
Thierry Elien, l'auteur des coups de couteau dont l'un se révélera mortel, reconnaît les faits sans ambages. Depuis hier, ce Guadeloupéen de 33 ans répond devant la cour d'assises des Côtes-d'Armor de violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Chemise blanche sur peau d'ébène, visage rehaussé d'un petit bouc, il assume. Mais, pour reprendre l'expression de Brigitte Elghozi, psychologue, « ne se sent pas l'unique responsable de ce qui s'est passé ».
« Par peur »
Pourquoi Damien Flasque aurait-il craché sur Thierry Elien ? Un gendarme avance une hypothèse partagée par un employé de la discothèque. Celle d'« une confusion ». Flasque, impliqué dans une première bagarre survenu dans les toilettes de l'établissement, aurait, par erreur, reconnu en Elien l'un de ses adversaires. Quoi qu'il en soit, du crachat l'on en vient aux mains. Puis aux pieds. Comment Thierry Elien en arrive-t-il à se saisir de son couteau papillon, laissé dans le petit bus dans lequel lui et ses amis sont venus à Loudéac ? Par peur, assure l'accusé.
Les experts, entendus hier par la cour, n'ont relevé aucune trace d'agressivité, d'impulsivité chez ce dernier, qualifié de « névrotico-normal » par le docteur Cozic, psychiatre. Experts psychiatre et psychologue n'excluent pas que la colère, fruit du crachat, soit à l'origine des gestes malheureux de l'accusé. « C'est la peur qui m'a fait réagir comme ça et non la colère », insiste pourtant Thierry Elien, bien conscient que la nuance revêt une importance certaine.
« Gentil »
« Gentil », « bon garçon », « jamais violent ». En début de journée, c'est presqu'un enfant de coeur que viennent dépeindre soeur, amis, cousin de l'accusé. Enfant de coeur, Thierry Elien l'a d'ailleurs été pendant son enfance antillaise. « Une personne qui ne colle pas avec les faits qui lui sont reprochés », assure sa soeur. « Quelqu'un de fiable à qui je confierais mon fils », concède même une thérapeute du comité départemental d'aide à l'enfance.
Dans le box, Thierry Elien ne trouve rien à redire à ce tableau plutôt brossé à décharge, en ce premier jour d'audience. Son casier demeure vierge à ce jour. Celui du défunt était entaché d'une condamnation pour violences. C'était six mois avant les faits, sur un parking de boîte de nuit.
François GREGOIRE.

Excellent restaurant. Le patron est un fin cuisinier que ce soit pour ses pizzas, pâtes, viandes et...

j'ai decouvert cette creperie grace a une amie quelle enchantement pour les papilles je vous la...

tres tres bien de tres bonnes pizzas par contre le carpaccio...les tranches sont tres tres epaisses...

j'ai adoré, de l'action, beaucoup d'humour, j'ai passé un super bon moment!...

Alors là, merci la fête du cinéma sans laquelle il ne me serait pas venu à...
207 licenciements chez Chaffoteaux et Maury à Ploufragan
Vos coups de coeur à "Art Rock 2009" ?
Nouveaux à Saint-Brieuc ? Vos premières impressions ?
En Avant de Guingamp
