
« Le groupe de l'opposition municipale n'a obtenu aucune réponse officielle de la mairie et aucune garantie pour exercer son droit d'expression ». Sylvie Guignard, porte-parole de l'opposition municipale, a envoyé hier un courrier au préfet des Côtes-d'Armor. Elle interroge Jean-Louis Fargeas sur « les recours qui s'offrent à l'opposition et leurs modalités pour faire appliquer la loi et rétablir la liberté d'expression à Langueux ».
Les élus de la minorité entendent faire plier le maire, lequel se défend de ne pas respecter la loi. Ils lui réclament à corps et à cris un droit d'expression dans Langueux Magazine (deux numéros par an), dans Les Brèves (mensuel d'actualités) ainsi que sur le site Internet de la commune. Sylvie Guignard s'appuie sur l'article L 2 121-27-1 du Code général des collectivités territoriales. En effet, la loi fixe, dans les communes de plus de 3 500 habitants qui diffusent un bulletin d'information générale sur les réalisations et la gestion du conseil municipal, un espace d'expression aux conseillers n'appartenant pas à la majorité.
Pour justifier sa missive au préfet, Sylvie Guignard se plaint, notamment, du fait qu'un de ses textes n'ait pas été inséré dans le numéro des Brèves du mois de juillet. Or, d'après elle, majorité et minorité avaient « acté » un accord informel. Pour Michel Lesage, les brèves sont réservées au monde associatif et non aux tribunes politiques. Globalement, c'est le règlement intérieur du conseil municipal de Langueux qui doit « définir les modalités d'expression de la majorité et de la minorité », précise le maire. Michel Lesage reconnaît que « l'adoption de ce règlement intérieur a été repoussée au mois de septembre ». Dans moins de mois, les Langueusiens devraient donc savoir dans quelle(s) publication(s) municipale(s) l'opposition pourra exprimer ses points de vue.
Jérôme BEZANNIER.