Édition du vendredi 04 avril 2008
Rafale, duo électro supersonique
Inconnu il y a moins d'un an, il enchaîne les scènes.
Julien Henry et Marc Aumont. Fondateurs du groupe.
Qui sont les Rafale?
On se présente : Julien Henry aux machines, qui a déjà exploré l'univers rock fusion, hardcore, puis rock électro. Marc Aumont à la basse et batterie, qui jouait dans un groupe à la musique beaucoup plus « sauvage ». Nous sommes tous les deux de Saint-Brieuc. Notre style musical ? Il y a des groupes qui font du rock dansant. Nous, on inverse. On démarre sur des rythmes très club, dansants, aux machines, pour aller vers quelque chose de plus rock avec la basse ou la batterie. Le son de Rafale, c'est nerveux et rock à la fois.
Vous étiez encore inconnus il y a un moins d'un an et, depuis, vous engrangez les dates...
Un de nos premiers concerts live s'est déroulé à la Fête de la musique à Saint-Brieuc. Yelle était venue nous voir, ça nous a porté bonheur. Depuis, nous avons fait Astropolis, la tournée des Trans, les Transmusicales, nous sommes ce soir à Morlaix... Et nous venons d'avoir la confirmation pour Bobital. Mais nous sommes super heureux, aussi, de deux grandes nouvelles: la sortie de notre maxi (disque vinyle) et la signature avec un tourneur, Wart (organisateur du festival Panorama), qui a été aussi celui de Yelle, Ez3kiel, Rubin Steiner...
Depuis Astropolis, votre musique a-t-elle évolué ?
Rafale est en perpétuelle évolution (rires). Nous avons bien progressé grâce aux Trans. Nos premiers morceaux sonnaient Daft Punk, Digitalism... Petit à petit, Rafale trouve sa propre personnalité. Nous avons changé 60 % des morceaux de notre set lors de notre résidence à l'Omnibus, à Saint-Malo, la semaine dernière. De l'ancien, nous avons gardé ce qui marchait le mieux. C'est plus poussé, quand c'est très techno et quand ça doit envoyer, ça envoie plus. Et quand c'est rock, c'est plus rock. Mais toujours dans le même esprit : club rock en plus plus plus.
Recueilli par
Véronique CONSTANCE.
Ouest-France